Dynamiser les exploitations familiales via une démarche agroécologique globale

CONTEXTE

Depuis une dizaine d’années, les membres de l’association NIAAKI KA ambitionnent d’impulser un ensemble de pratiques visant la souveraineté alimentaire via des exploitations agricoles familiales dans la commune de Dembancané (Sénégal).

Le territoire, situé en zone sahélienne, se caractérise par une faible pluviométrie (400 à 700 mm/an) et des sols sablés argileux, relativement pauvres en matières organiques et éléments minéraux. Dans ce contexte agroclimatique difficile, à l’origine de rendements agricoles faibles et irréguliers, l’insécurité alimentaire est importante.

Le territoire est traversé par le fleuve Sénégal et dispose d’un potentiel d’activité agricole important. Mais le champ des possibilités est sous-exploité pour diverses raisons : environnementales, techniques, économiques, voire socioculturelles.

INTERVENTION

L’association Rouennaise Niaaki Ka a mené des réflexions, avec le concours du réseau des agroécologistes sans frontières, afin d’étudier les problématiques évoquées par une mission d’identification pour dynamiser les exploitations familiales via une démarche agroécologique globale.

L’objectif d’accompagnement des paysans dans l’adoption de nouvelles pratiques viables est double. Il vise, dans un premier temps, à former certains membres (immigrés en France) dans des jardins, pour pouvoir ensuite capitaliser sur des savoirs techniques prédéfinis. Sachant qu’il s’agit de valoriser, transférer et coupler ces nouvelles connaissances  avec des savoirs traditionnels locaux.

Considérant l’agroécologie comme une opportunité économique, cette étude vise aussi à rechercher un autre paradigme pour « produire autrement », « vivre de ce que l’on produit », et de « savoir enrichir et valoriser » lors des étapes de transformation et de distribution des produits.

Bref, l’idée c’est aussi de s’inscrire dans une dimension économique viable et durable pour :

  • accompagner la création d’un centre de formation en agroécologie
  • permettre une autosuffisance alimentaire et engendrer une source de revenus pour les familles
  • créer des emplois pour les jeunes sur place par l’accompagnement de productions en agroécologie en élevage et productions maraîchères et fruitières
  • développer une activité économique autour de l’agroécologie permettant plus d’autonomie de la population locale vis-à-vis de l’allocation de fonds des émigrés dont bénéficient les familles actuellement